

dim. 15 nov.
|Nantes
Vivre, tout simplement
Antonin, employé des pompes funèbres, vit comme un fantôme dans une vie trop rangée. Mais un jour, Camille, joyeuse et lumineuse, pousse la porte de sa boutique et change sa vie à jamais.
Date et lieu
15 nov. 2026, 16:00 – 17:30
Nantes, 7 Rue du Marais, 44000 Nantes, France
À propos de l'événement
Tarif : à partir de 20 €
La billetterie est gérée via Hello Asso
Le Narrateur nous embarque dans ses souvenirs. Il était Antonin. Antonin est employé de pompes funèbres. Seul avec ses cadavres, dans sa boutique bien trop étroite, il travaille toute la journée. Installé dans une routine mortifère, il ne ressent plus rien, pas la moindre émotion. Il ressemble de plus en plus aux personnes qu’il met en terre.
Mais un jour, Camille, joyeuse et lumineuse, pousse la porte de sa boutique. Elle souhaite organiser ses propres obsèques. Déconcerté et bousculé par cette demande exceptionnelle, Antonin accepte. L’histoire suit les deux personnages, Antonin et Camille, qui vont apprendre à se connaître, à se changer l’un et l’autre, pour finalement accepter de se quitter. Après la rencontre, celui qui n’avait plus goût en la vie sait l’aimer de nouveau, tandis que celle pleine de joie peut vivre son dernier chemin entourée de tendresse.
Vivre, tout simplement est un roman qui nous confronte à notre lien avec la vie. La pièce parle avant tout de la dualité de la vie et de la mort, de cette tension essentielle qui nous rend vivants. Nous vivons parce que nous allons mourir — et c’est dans cette conscience que naît la beauté. Sortir de la torpeur, respirer à nouveau : comme un premier souffle après une longue apnée. Camille vient faire éclater les certitudes d’Antonin.
Le narrateur s’adresse directement au public, en dialogue avec ses réactions. Il lui fait faire un yoga du rire, l’interroge, le presse... Le spectateur est transporté du rire aux larmes en passant par la tendresse.
Enfin, cette pièce explore le territoire du souvenir : les souvenirs qui s’imposent à nous, sans qu’on les appelle, ceux qui surgissent au moment où l’on croit les avoir oubliés. Le spectateur participe à cette traversée intérieure, à ce glissement entre passé et présent, entre rêve et réalité.
Le spectacle se construit dans la tête du Narrateur : nous sommes à l’intérieur de sa mémoire. Les scènes ne s’installent pas comme des lieux réalistes, mais comme des fragments de souvenirs. Les comédiens jouent dans un espace épuré, façonnable, où le réel et l’imaginaire se confondent.
Le Narrateur revit son histoire en même temps qu’il la raconte. Le public assiste non seulement aux événements passés, mais aussi à la manière dont ils se construisent dans son esprit.

